vendredi 19 février 2016

... in progress ...

Bon, aujourd'hui blogger ne veut pas mettre d'image.

Je crois savoir pourquoi...

C'est qu'il m'en veut un peu!

Oui.

Je l'ai trompé avec un autre éditeur de blog.

Et voilà, il l'a mal prit!

En fait, j'ai enfin repris la construction de mon site web en main... alors cette semaine il n'était pas beaucoup question de peinture pour moi, mais de formation wordpress!

Eh oui. Pour être plus juste, je devrais dire que j'ai recommencé mon site de 0.

Pour la 2e fois...

Si vous n'avez pas vu les 2 autres (et heureusement d'ailleurs lol) c'est que le 1er n'était pas suffisamment joli, et que le 2e était tellement complexe, qu'il aurait encore fallut des mois et des mois avant de pouvoir en profiter.

C'est encore une jolie sagesse de la vie : jusqu'où aller dans la perfection? Parce que, déjà elle ne peut pas être atteinte, mais il s'agit surtout de savoir commencer là où nous en sommes.
Et là où j'en suis c'est : je ne sais absolument pas créer un site internet. 

Le seul langage que je connaisse en informatique, c'est le C (parque c'était un module obligatoire à suivre à la fac.) Ouai... ça va me servir à rien de rien! Alors, il y a des développeurs qui ont pensé à nous et ont inventé wordpress. Mais là aussi, il faut avoir un minimum de compétences (ou faire comme moi : souler une personne qui a ces compétences.)

Depuis lundi, j'ai donc appris : à acheter un nom de domaine par une entreprise respectueuse des données personnelles (adieu one&one, bonjour Gandi!), héberger mon site, installer wordpress sur le serveur et me servir de ... wordpress (toute habituée que je suis à blogger.)

Pour tout ça, il y a des guides très bien fait sur le net.

Bon, j'y retourne, j'ai encore du boulot!


mardi 16 février 2016

St Valentin

Joyeuse St Valentin à tous!

Oui, je sais, je suis en retard.

Là où j'étais, je ne pouvais pas venir tapoter sur le wifi, ni même sur le téléphone.

(Et non, je n'écris pas des posts en avance qui sortiront comme par magie alors que je suis dans la toundra.)

Non... je n'étais pas vraiment dans la toundra...

Mais, sur le principe, ça y ressemblait.

Ca y ressemblait même vachement!


Eh oui... quand on peint sur la femme sauvage, qu'on ouvre une boutique qui porte le doux nom de SheArtWild et qu'on aime courir nue dans les bois (nan, celle là c'est pour rire, jamais sans ma petite culotte voyons!) ... que peut-on lui offrir à la St Valentin?

Mon mari a vu juste en nous offrant un week-end sans eau courante, sans électricité et presque sans chauffage (mais ça, c'était un peu inattendu!)

Direction : LA YOURTE!

Sauf, que, oui... la St Valentin, ça tombe... en hiver.

Donc, pour être plus juste, je devrais dire, direction : LA YOURTE SOUS LA NEIGE!

Et c'est toute la différence!

Parce que la yourte, c'est vraiment l'esprit camping, donc en été c'est sympa comme tout, ambiance joviale des soirées chaudes entre amis. Mais avec 30 cm de neige, une température qui donne tout ce qu'elle peut pour passer au-dessus de 0°c (j'lai engueulé la température pour qu'elle le fasse, j'lai engeulé!) et une eau de source à réchauffer avant de boire (au risque de geler de l'intérieur), et bien, je t'assure que tu fais moins la fière! Tu empiles les couches comme un oignon, et tu restes, béate devant le poêle!
Mon futur meilleur ami!

Le poêle, ce brave petit chou qui a dû lui aussi donner tout ce qu'il pouvait (j'lai engueulé le poêle pour qu'il le fasse, j'lai engueulé!) Comment pouvait-il à la fois nous chauffer nous et sécher nos vêtements, trempés dès notre arrivée et qui ont mis 24 H pour retrouver leur composition idéale (c'est à dire, secs.)

Ne cherche pas mes p'tites culottes Nico, elles n'y sont pas!

Après, rien ne vaut le romantisme du soir (vu qu'il fait nuit à 18h ces temps-ci) quand tu allumes toutes les bougies (quoi tu peux faire ça chez toi aussi?) et que tu n'entends rien. RIEN. Le silence. Enfin... le vent. Parce que le vent a trouvé sympa de nous rendre visite pendant notre première nuit (et je jure, je jure, que j'ai vu la yourte bougée pendant la nuit!!!!!)

Nan, mais là je rigole! J'ai vraiment adoré!

J'ai adoré la situation de la yourte à 1000m d'altitude, proche de la forêt et de chemins de ballade.

J'ai adoré les engagements du propriétaires : compost (forcément) mais aussi toilettes sèches et bassin de phyto-épuration (que j'aurais peu vu finalement, car couvert de neige.) Que des trucs qui me parlent, je voulais tester la faisabilité de ce tout, réuni : du démontable, du respectueux...

J'ai adoré vivre au rythme du soleil et de ralentir à la nuit tombée (en jouant en famille à plein de jeux de société.) Eclairés aux bougies. Avec cette envie de dormir tôt (car pas de distraction lumineuse!)

Au début j'ai rigolé en voyant le stock des bougies! Ensuite... j'ai compris!
J'ai adoré dormir, tous ensemble sur les tatamis. Les uns contre les autres.

J'ai adoré entendre les rire des enfants qui construisent leur igloo. La toile est fine et on entend tout ce qui se passe dehors, dont les hululements de chouette le soir ;)

J'ai adoré me lever à la pointe du jour et mettre mes habits de ski pour aller faire mes besoins matinaux dans les toilettes sèches situées à 30 m de la yourte. Que tout, TOUT, à ce moment là soit silencieux dans la forêt. Et de retourner me coucher dans mon sac de couchage après avoir glissé une bûche dans le poêle.
Sommaire et efficace!

J'ai adoré faire la cuisine et la vaisselle à l'eau de source (la VAISSELLE quoi! Chez toi, tu déteste remplir le lave vaisselle, mais là, nan, tu trouve le truc magique et merveilleux.)

Je ressens toujours un truc en voyant ce genre de fontaine... il y a peu, j'ai appris que mon arrière-grand-père en fabriquait des identiques :)

J'ai  adoré les petits déjeuner de la ferme (pas besoin de frigo pour garder le tout!)

Miam... (même si j'ai dû dire au revoir à mon végétalisme de carême)

Je l'ai adoré ce week-end, parce que la yourte, m'a nourri (rigole pas hein) il y règne une sorte de douceur, de chaleur... et puis j'ai rêvassé sur les motifs symétriques de sa structure pendant des heures!

La photo ne transmet pas la magnificence de la structure...

"Tu as voulu du sauvage? Te voilà servis!" Et tu sais quoi? J'en redemande volontiers!


Je suis curieuse... toi, tu a déjà été tenté par l'aventure yourte? Déjà fait peut-être?
Et tu irai en plein hiver???


jeudi 11 février 2016

Anahata

Quand la femme sauvage en nous se réveille, nous dansons dehors au rythme des battements du coeur de la Terre.
Détails de Anahata, toile acrylique par Fanny Wild

Nous devenons arbre.

Notre sang... sève bouillante.

Détails de Anahata, toile acrylique par Fanny Wild
Nous devenons sages et comprenons les enseignements du serpent qui nous dit de laisser la honte d'être ce que nous sommes derrière nous, telle une mue.

Détails de Anahata, toile acrylique par Fanny Wild

A ce stade, aucun retour en arrière n'est envisageable. Nos yeux sont ouverts pour de bons et l'ordinaire apparaît enfin comme il est. Merveilleux et tout sauf ordinaire. Car, VOIR avec les yeux de la femme sauvage, c'est ouvrir son coeur.

Et l'on peut enfin RE-SENTIR.

Ressentir :

Ce battement entre les feuillages.
Détails de Anahata, toile acrylique par Fanny Wild

Ce battement dans un cours d'eau.
Détails de Anahata, toile acrylique par Fanny Wild

Ce battement d'aile d'une buse dans le vent.

Détails de Anahata, toile acrylique par Fanny Wild

Cette course pieds nus dans la Terre nous éveille.

Couverte de boue.

Heureuse.

Anahata*, toile acrylique par Fanny Wild

*Anahata est le nom sanskrit du chakra du coeur.

mardi 9 février 2016

La boue et le marchand de chaussures de chez André

Désormais, là où nous vivons, nous vivons avec la boue. Il y a des raisons très logiques à cela : nous vivons dans un environnement humide, proche d'étangs, de forêts marécageuses, dans un ancien moulin. Chaque jour, le petit chemin de terre devant la maison voit défiler tracteurs et voitures de bûcherons.

Pour te dire, j'ai même dû me résoudre à avoir ma paire de chaussures propres dans ma voiture!

Les poneys s'en donnent à coeur joie. Dès que le pansage est terminé, c'est retour à la case départ avec de belle roulades dans la boue. Parfois, il suffit d'une minuscule caresse pour en avoir sous les ongles... et oui, j'aime beaucoup les grattouiller.

Alors, oui, j'ai souvent les ongles pleins de boue (quand ce n'est pas plein de peinture.)


J'avais envie, cher Monsieur du magasin de chaussure de te dire ce que je n'ai pu te dire immédiatement (mélange de timidité et de honte sans doute.) Tu m'as regardé avec dégoût et j'ai vu le film se dérouler dans ta tête. J'ai vu ton pied partir en arrière avant même que tu décides de te détourner de moi. Te détourner de la saleté qu'on ta appris à juger comme non hygiénique. J'aurais pu te refiler le choléra, qui sait?

En fait, j'aurai pu te refiler pire que ça : le sentiment d'être en vie.

Car cette boue signifie tellement pour moi. Laisse-moi te l'expliquer.

Sais-tu que la terre, et la boue furent sacré pendant des milliers d'années? La terre, source de vie, celle qui t'alimente, jour après jour? La boue, en fait, a été tellement vénérée, que la Bible en a tiré la légende de création de l'Homme, de l'humanité, de toi, donc. Oui... Dieu, aurait glissé ses mains dans la glaise et aurait ainsi sculpté Adam. Nul doute qu'il s'est retrouvé avec de la boue sous les ongles!

Quand je regarde mes mains, que je vois ces ongles, je vois tout ce que j'ai fait de ma journée. Je vois ma chance. Je vois l'encolure que j'ai touché. Je vois le bois que j'ai cherché avant de le rentrer dans le salon. Je vois le bleu de prusse que j'ai appliqué en dansant sur Florence + the machine. Je vois le pantalon de mon enfant, couvert de boue et tellement mouillé que j'ai dû lui enlever (et il ne m'a même pas aidé, il gigotait de bonheur et criait pour y retourner.) Bref, je vois un rêve devenu réalité.


Mais toi, tu n'as pas eu la chance de voir tout ça.

Et ce n'est pas vraiment grave.

Mais tu m'as fait de la peine, tu sais. Parce que je me suis dit, que la femme sauvage n'a pas encore un environnement idéal pour faire son grand retour.

Elle est forte vois-tu, elle le fera tout de même.

Elle lancera son soutien gorge au vent.

En plantera ses talons dans une vieille souche et les laissera là.

Elle se mettra alors à courir, se rendant compte qu'elle n'avait jamais vraiment senti le battement du sol sous ses pieds nus.

Elle prendra à droite, suivant un hululement qu'elle seule aura pu entendre.

Elle tombera et se relèvera toujours.

Et les doigts maculés de boue, elle tentera de démêler ses cheveux. Elle laissera tombé, parce qu'elle s'en fou maintenant.

Et toi, tu comprend trop tard que la boue ça peut même être super sexy... tu n'aura plus de job, tu ne vendra plus de chaussures à ces femmes libres et pied nus dans la boue.

(Moi?! Oh, moi ça va! J'ai craqué chez Minelli à la place...)

vendredi 5 février 2016

Et pendant ce temps là...

... j'ose tenter des trucs un peu fou sur ma GIGA toile (oh oui, ami triangle, bienvenue!)


J'avais simplement envie de partager ce petit moment où je me demande ce que je vais pouvoir faire... et puis je vois une grosse bouteille de rouge! Tient c'est vrai que j'en utilise pas souvent... go go go!!!! Finalement, j'en ai mis partout lol!

Encore beaucoup, beaucoup de travail reste à faire ici. Après tout, je ne suis qu'à la 7e couche (véridique!!!!!)


jeudi 4 février 2016

La toile qui traînait

Oui, oui, j'en ai déjà parlé!

Détail de dualité, acrylique par Fanny

Détail de dualité, acrylique par Fanny
Il y a une toile qui me poursuit depuis... euh... 1 an et quelques (oui, presque 2 ans en fait, mais ça me paraît tellement incroyable que je ne pouvais pas me résigner à l'écrire!)

LA toile qui m'a fait suée!

LA toile qui ne voulait pas se finir!

LA toile, que je ne pouvais plus voir en... peinture (lol)

Cette toile là, celle là précisément

 est 

ENFIN 

terminée! 

Tatatatataaaaaaaaaaaaa (oui, j'ai écrit ça en dansant de joie!) 



Dualité, acrylique par Fanny

mardi 2 février 2016

Avoir le courage de peindre

J'avais très envie d'écrire un post, parce que j'ai eu à nouveau envie (et surtout le courage) de m'attaquer à de grandes toiles.

Et j'ai besoin de parler de ça : le courage.


Parce que peindre peut paraître tellement facile quand on regarde les maîtres faire.

Ca peut paraître tellement facile quand on voit le nombre de toiles que peuvent réaliser les artistes les plus prolifiques.

Alors je voudrai rétablie une vérité : peindre est difficile.

Même avec 20 ans de carrière derrière toi, peindre sera toujours difficile.

Pourquoi est-ce si dur? Parce que peindre te pose avec toi même et toutes les émotions, les sentiments que tu as envers toi. Et ils ne sont pas toujours joli-jolis. Si tu es un brin comme moi, c'est même plutôt l'inverse!

Cela demande du cran, de se mettre ainsi à nu (plus que de mettre son propre corps à nu parce que là, c'est ton intérieur qui vole en éclat).

Alors, voilà. Si on ne te l'avais jamais dit, je le fais ici : peindre est difficile. Peindre le sera toujours.
De ta première toile à la dernière.

Tu passera devant des instants de liesse, des instants où tu te sentira une moins que rien, des instants où tu embrassera ton processus, où tu sourira devant une nouvelle couleur, où tu pleurera d'avoir recouvert une zone que tu adorais, où tu te haïra de ne pas réussir à faire aussi bien que ta dernière toile.

Tu aura aussi des instants d'intense clarté. Et puis, d'un coup d'un seul, tu finira par être fière de toi.

Ce ne sera qu'un instant aussi. Parce que tu pensera déjà à la toile suivante. Celle qui te fais tellement suée. Celle dont tu rêve la nuit. Celle qui t'obsède et qui te fais peur.

En peignant, tu te sentira en détresse comme jamais auparavant. Fragile, vulnérable à un point que tu n'aura jamais expérimenté.

Et ça te fera peur. Oh oui, ça te fera peur de te retrouver ainsi envers toi même. Face à tes zones d'ombres. Face à tes blessures les plus intimes.

C'EST LA QUE TOUT VA SE JOUER (et t'as vu, je le mets en majuscule pour que tu sentes bien le côté dramatique de la chose!)

Oui, c'est là que tout se joue. Parce que peindre est tellement difficile, que tu aura envie d'arrêter. 

Tu aura envie d'arrêter à chaque toile.

Tu aura envie d'arrêter 10 000 fois.

Mais si tu sais que peindre est difficile, que vouloir tout arrêter est normal, alors peut-être que tu continuera. 

Tu saura reconnaître ces moments durs où tu aura envie de tourner le dos à tes toiles. Peut-être que tu te dira que ce n'est pas grave, que ce n'est qu'un passage, et que tu embrassera cet instant, comme les autres. Alors tu te mettra en pause (non, tu ne t'arrêtera pas, car le sens du verbe s'arrêter comprend un côté définitif). Tu te mettra en pause, 1h, 1 journée ou 1 an. Mais tu reprendra.


Cela te demandera du courage.

Parce que tu sais maintenant que peindre est difficile.