samedi 30 janvier 2016

3 nouvelles grandes toiles (3)

Et voilà déjà le 3e levé de rideau! On retrouve un grand format, une femme dans une posture identique à la 2e toile (en prière cependant) et toujours les zozios!


Acrylique original par Fanny Fannoche


Je me suis lâchée dans les couleurs! Ca vibre, ça vibre!
Des zoom pour le plaisir :




Je ne sais pas non plus quoi dire d'autre à son sujet. Elle parle vraiment d'elle même!

J'ai encore une petite hésitation au sujet du vert dans le coin supérieur gauche (qui ressort plus à la photo qu'en réalité). C'est une zone vraiment riche (la sous couche apparait) et je l'aime mais je dois aussi voir les choses dans leur globalité et faire des sacrifices pour m'assurer que la toile entière fonctionne et soit équilibrée. Je vous tiendrai au courant (car comme pour la première toile, ce n'est que par la rédaction de ce post que cela m'a sauté au yeux.) Le blog au service de mes toiles?

Sinon, j'ai eu le courage de réaliser des nouvelles marques, de faire quelques recherches pour ne pas rester figée dans ce que je sais faire et dans ce que je sais qui fonctionne.

Je pense d'ailleurs que nous allons reparlé de cette notion de courage dans la peinture, très prochainement (et un post entier dédié :) )

vendredi 29 janvier 2016

Ma blessure

Connaissez-vous la théorie développée par Lise Bourbeau?

Son livre s'appelle les 5 blessures de l'âme et pour éviter de reprendre exactement ses mots (que vous pouvez d'ailleurs retrouver un peu partout sur la toile) sachez que ces blessures subies pendant l'enfance sont celles qui sont à la source de vos difficultés d'aujourd'hui (d'adulte).

Il suffit de repenser à ces problèmes qui reviennent toujours et encore (toujours les mêmes.) Ou toujours ces mêmes évènements qui nous font voir rouge ou qui supprime toute l'estime de nous-même.

Il y a 1 blessure qui prédomine sur les autres (parfois 2) et je suis certaine que vous vous demandez maintenant laquelle est la votre... pas facile de trouver (mais regardez ici ou !)

J'ai mis 1 an à mettre le doigt sur la mienne. Hier soir a été le déclic et c'est pour ça que j'ai eu envie d'écrire. Je suis longtemps restée coincé sur la blessure de rejet. Pour moi c'était si logique. Le reste ne semblait pas coller... je passais sur l'autre blessure en la survolant de très haut et en me disant "ah non, ça c'est sûr, c'est pas moi!" Je me suis dit ça pendant 1 an (voir un peu plus.) C'était l'évidence même, mais je n'étais pas prête à voir.

Bref, j'ai la blessure d'injustice. Chaque phrase descriptive est entièrement moi au point que j'ai dû relire le tout 10X.

Ce qui m'intéresse le plus désormais c'est de guérir et là, les pistes sont bien moins évidentes. A chacun de faire à sa sauce.

Alors pourquoi ne pas écrire pour guérir?


Lettre à vous mes amis, ma famille

Je suis rigide. Je suis froide. Et je demande pardon à tout ceux qui ont pu être touché par cette apparente distance. Ce n'était pas contre vous les amis, la famille. Je n'ai trouvé que ça pour me protéger. Parce que oui... les sentiments que je pouvais avoir envers vous ont pu tellement me faire peur que je me suis transformée en intouchable (littéralement!)
J'ai du mal à me mettre en face de mes émotions, à parler d'eux, surtout quand ils sont gros et grands. Ca me dépasse alors je les cache sous ce masque dur. Pareil pour mes problèmes. Je répond toujours que tout va bien, même quand tout va mal. Je souris quand tout est secoué, saccagé à l'intérieur. 

Je cherche à mériter votre intérêt et si je ne pense pas être à la hauteur, je m'efface du paysage. C'est con. Parce que je vous aime trop.

Je ne supporte pas les cadeaux. J'adore en faire, trouver LE cadeau idéal. Mais moi, je me sens mal d'en recevoir parce que je pense ne pas le mériter. Je pense ne pas mériter des amis tels que vous. 

Je ne sais pas ce qu'est être. Je dois faire. 
Faire. 
Faire. 
Et à la perfection. 
Sinon, je perds tout ou je m'efface pour tout perdre, pour te perdre famille.

Je ne sais pas comment guérir. J'imagine que reconnaître tout ça est le premier pas. Je reconnais donc, progressivement les choses et je dois gérer aussi d'être passée à côté d'évènements extraordinaires parce qu'il me semblait plus judicieux de tout cacher.

Je démarre un long processus d'oser exprimer. D'oser toucher et être touchée. Oser réchauffer cette apparente froideur. De me relâcher en face de vous. Et de vous dire combien je vous aime... (mais euh, laissez moi encore un peu de temps pour cette partie hein!)

Si je devais recommencer ma vie, je te parlerai au moment qu'il fallait. Je te dirai tout. 

Et j'ai encore tellement à dire, et tellement peur de le dire...



3 nouvelles grandes toiles (2)

Je reviens pour continuer la présentation des dernières toiles réalisées. Et on passe à du plus grand! Du bien plus grand :)

Voici donc la 2nde toile en intégralité (avec des petits zozios en papier suspendus au plafond) :

Acrylique original par Fanny Fannoche

Et quelques détails.




J'aime beaucoup cette toile et j'ai eu énormément de plaisir à la réalisé, couches après couches. Elle possède une grande richesse et beaucoup d'intérêt visuel!!!!! Je ne m'en lasse pas!

Je l'ai affiché quelques semaines avant de pouvoir réellement la finaliser (il ne manquait presque rien : 1 coulure par ci et par là, le remplacement d'une couleur par une autre et le tour était joué!)

Je ne sais pas quoi ajouter d'autre... elle reste très mystérieuse. Très femme sauvage, c'est sûre!!!

jeudi 28 janvier 2016

3 nouvelles grandes toiles (1)

Je partage avec vous la réalisation de mes 3 grandes dernières toiles. Je voulais à la base vous les dévoiler dans un même post, mais, j'avais l'impression de ne pas assez célébrer chacune d'entre elles. Alors à chacune son post aujourd'hui, demain et samedi!

Pour commencer, celle que j'aime finalement le moins...

Acrylique original par Fanny Fannoche

J'ai dû la reprendre à plusieurs reprises! Elle a totalement changé de tête en 2 ans... d'abord un transfert d'une famille éléphant, puis d'une rose 6 mois plus tard, pour finir par la recouvrir entièrement.  Cette vieille toile traînait dans mon atelier depuis trop longtemps. Je n'avais pas envie de travailler sur ses petites dimensions (elle est située entre les grandes toiles et les A4 que j'aime réaliser comme Art Journal) et puis elle était toute grise...

Mais bon, j'étais en manque de matière première (de toile) et il était temps de recycler ce que j'avais déjà sous la main. J'ai donc ressort les vieilles (celles de mes débuts que je n'aime pas du tout mais qui m'ont permis de progresser...) dont celle-ci. Et je me suis lancée!

Elle a été difficile à faire fonctionner! J'ai tenté quelque chose d'un peu fou au marqueur... et j'ai dû ENCORE la reprendre! La voici enfin terminée :)

Et à écrire tout cela, il me semble ne pas vraiment l'avoir finie.

J'ai l'impression que j'en avais tellement marre d'elle, que je l'ai sorti quand elle a commencé à ressembler à quelque chose! Alors que j'étais en train d'ajouter cette photo sur ce post (justement sur un fauteuil à côté de cette toile), j'ai eu une soudaine envie de recouvrir cette couleur pêche! Bref, je ne sais pas encore si elle bénéficiera de quelques modifications ou non, on verra. En attendant, elle a trouvé sa place dans le salon.

Et en parlant de place, je ne sais pas dans quelle catégorie la ranger... il y a la collection des totems qui regroupent les animaux messagers, pourtant je n'en ai plus fait depuis longtemps! Je suis en plein dans le thème femme sauvage! Je me suis donc dit que cela pouvait être normal de faire un petit retour en arrière (comme pour se rassurer, faire des choses que l'on connait pour pouvoir aller de l'avant...) Et puis, SYNCHRONICITE! Je suis tombée sur un passage du livre de Clara Pinkola Estes qui parle justement de la symbolique du cerf (oui oui, synchronicité j'vous dit!)

Pour faire court, le cerf, animal pourtant mâle, serait un symbole de féminité dans les anciennes croyances. Il symbolise plus précisément la forêt et la fécondité, la survivance (ce sont les rares animaux à pouvoir survivre à des hivers très rigoureux sans hiberner) et ils étaient célébrer dans les cercles de femmes pour accéder à ses pouvoirs tels que voir plus loin, agir avec grâce... et surtout pour libérer la féminité sauvage en elles. Marrant non?

J'ai l'impression de retomber sur mes pattes : le cerf, symbole de la femme sauvage prendra donc sa place dans la collection actuelle :)

dimanche 24 janvier 2016

Mes 5 oeuvres préférées de : Joséphine Wall

J'ai récemment découvert le travail de Joséphine Wall.

Ses créations sont très intenses, très colorées.

Mais ce qui m'a arrêté, c'est FORCEMENT la présence de la femme sauvage :


Très inspirant, non?

Parfois, je ne trouve pas les mots qui décrivent ce qu'il se passe quand je vois des oeuvres aussi incroyables, aussi parlantes. Il y a tellement de détails, qu'on se croirait devant des peintures italiennes de la renaissance... mariées avec celles de Dali!

J'aime beaucoup ce lien avec la Terre, la nature et les esprits. Dur de se limiter à 5 oeuvres! Je crois que je suis un p'tit peu amoureuse :)






mercredi 20 janvier 2016

Le coût des rêves

L'oiseau, carte en mixed media par Fanny

Nous avons tous des rêves.

Nous avons tous une vie bien remplie qui ne peut accueillir ces rêves (enfin, apparement).

Tous, sauf, cette personne de notre entourage qui semble radieux, épanouie et qui a un métier qui nous semble un peu fou.

Cela nous trouble.

Tour à tour, on se sent attiré par cette personne, puis envieuse, puis admiratif, puis triste.

Pourquoi passons-nous par tous ces stades?

Ces émotions sont un déclic. C'est une part de nous qui tente de nous parler. De nous dire, de nous faire comprendre. Cette part de nous est bien embêtée... elle n'a pas beaucoup d'outils pour se faire comprendre.

Un autre exemple d'outils dont dispose cette part de nous pour communiquer, c'est cette petite voix dans notre tête.

Le soucis, c'est qu'elle n'est pas seule.

Il y a la grande voix. Elle est forte et grave et prend beaucoup de place.

Mais pas toute la place.

La petite voix, toute aiguë et tranquille, à peine reconnaissable, parfois noyée dans tous les propos de la grosse voix nous apparait si dangereuse.

J'ai commencer à écouter cette petite voix dans ma tête.

Il m'a semblé m'être réveillé.

J'ai alors promis à cette petite voix, de ne plus la laisser tomber. De la reconnaître. De lui faire de la place.

Mais ce n'est pas si facile.

Il n'y a pas un avant et un après. Ce n'est pas une illumination soudaine, le Nirvana.

Il y a plutôt un avant et une longue liste de plantage, de combats, de retour en arrière.

Il y a l'envie, parfois d'abandonner ses rêves, repartir comme avant, parce que c'est plus simple. Oui, il y a des jours, où seule la grosse voix se fait entendre et me dit d'arrêter de courir après un rêve et de chercher plutôt la sécurité.

Il a ces jours, où la petite voix va tout de même me donner de bons conseils. Et moi qui vais faire ce que je veux, sans l'écouter. Dans mon cas, cela se solde TOUJOURS pas une catastrophe : accidents de voiture ou simple panne (ou retard), une pause dans ma vie, une maison qui n'arrive pas, une fugue de poney (en pleine nuit à -3°C.) Ces gros problèmes soudain me font comprendre que cette petite voix avait (encore) raison.

Alors, on fait quoi? Vais-je ne faire qu'écouter cette voix et balancer le reste? Seuls les plus téméraires pourront crier oui.

Moi, je m'arrête et ose regarder le coût des rêves.

Il me semble que les rêves les plus fous aient été payés comptant : d'ingénieurs ils ont tout plaqué pour élever des chèvres dans une région aride de France (sans eau ni électricité).

Parfois, il me semble que l'on paie à crédit. Par petites doses. Longtemps. Est-ce parce que nous avons trop peur de nous lancer une bonne fois pour toute? D'ailleurs, qu'est-ce que se lancer une bonne fois pour toute pour un artiste?

Bref, quel est véritablement, le coût des rêves que l'on tente? Quel est le coût des rêves que l'on ne réalisera jamais? Quelle est la bonne voie? Parfois, c'est à s'y perdre...

lundi 18 janvier 2016

Encore des bois de cerf

Parfois, c'est inexplicable... le seul truc qui m'inspire est kitch (quoi que, ça revient un peu à la mode les bois de cerf non?) J'ai même envie de passer sur une toile... affaire à suivre!

En tout cas, je m'applique à habiller les chalets de montagne en ce moment :

Bois de cerf, 20 X 30 cm, mixed media par Fanny
Bientôt disponible sur ma boutique Etsy...

vendredi 15 janvier 2016

Peaufiner les petits détails

J'ai pour habitude de mettre au mur mes toiles "presque finies."

Parfois, je ne sais simplement pas quelle touche finale apporter. Parfois, elles me semblent effectivement terminées...

A force de poser mon regard sur elles, je trouve des petits détails qui cloches, des choses subtiles à modifier... et souvent, plus je les regarde, plus ce petit détail prend de l'importance. C'est comme si je ne voyais plus que cette infime partie de la toile, au détriment de tout le reste.

Alors, pour la paix de mon esprit, voici que je ramène mes toiles du salon dans mon atelier, pour un petit ajout de couleur, un minuscule coup de pinceau, un changement d'avis! J'ai hâte de vous faire un avant/après!


mardi 5 janvier 2016

Oh deery! New video.

Non, non... ce n'est pas une faute (genre je me la pète à parler anglais et je t'envoie un deery à la tête à la place d'un deary.) M'enfin! C'te un jeu de mot!

Parce qu'on va parler aujourd'hui de... de... de... cerf, oui (deer in english baby!)

Je ne sais pas si c'est Noël qui m'a laissé une empreinte indélébile (oh non!) mais je veux du bois de cerf partout. Partout!

J'en veux sur mes déco de sapin, sur mon mur (des vrais, mais j'ai beau chercher dans les bois, je n'en trouve pas) et dans mes toiles!

Ce n'est pas la première fois. Et je n'y peux rien, J'AI ENVIE DE BOIS DE CERF. En plus, il traîne sur ma table des pages de cahier que j'utilise pour récupérer les surplus de peinture (pas de gâchis, non, non, non.) Autant en faire quelque chose...

Alors, voilà :

double page!
Mais comment ais-je fait pour passer d'une page recyclage (avec une peinture chrome brillante absolument atroce) à ces jolies bois de cerf?

Hein?

Comment?

Ne cherche plus, la réponse est dans cette vidéo :


samedi 2 janvier 2016

Le lien tribal, première peinture de 2016!

La créativité est parfois complexe... depuis 1 mois je n'ai rien peint.

NADA.

Par contre j'ai été hautement créative dans d'autres domaines.

Et, miracle, hier, enfin, j'ai eu envie de peindre. Je n'avais pas tout de même retrouvé mon mojo pour m'attaquer à une grande toile... j'avais besoin de démarrer petit (je peins toujours petit dans les moments de doutes!) Et j'ai terminé cette peinture qui fait le lien entre les collections des poupées (les femmes sauvages en miniatures) et les abstraits à l'oiseau.

Le lien tribal, 21 X 29 cm sur papier, par Fanny Fannoche

Je l'avais commencé en mars ou en avril... mais je ne lui avais pas trouvé un faciès qui fonctionne. Cette fois, j'ai eu le courage de repartir sur son visage (ce que je ne voulais plus faire tellement il faut réaliser de couches pour qu'à la dernière cela puisse mal finir, grrrrrrrr.) 

j'aime les sourcils touffus!

J'aime beaucoup son essence féminine sauvage, ses colliers d'or et son maquillage doré sur le visage. Elle a également un tatouage tribal, discret qui s'accorde parfaitement avec les plumes du premier plan. Elle est une déesse des profondeurs, ses pieds trempent dans la boue. Elle fait de cette matière première des sculptures. Elle est pleinement elle, véritable et sans demi-mesure. Quel enseignement!

A l'arrière plan de cette femme tribale, l'abstrait que j'aime faire : du gris, des gribouillages...

pour réaliser ça, il faut savoir lâcher prise et ne pas se juger!


 et bien entendu l'oiseau!

pardon, mais j'aime mettre des oiseaux partout...


 Je l'ai laissé de côté si longtemps! Et au final, c'est une de mes préférées (d'ailleurs, n'y a-t-il pas de lien? Manquerais-je de courage pour m'attaquer et finir les oeuvres que je sais que je vais aimer? Aurais-je peur de finir par les saccager?)

C'est donc avec un véritable regain, que je vous souhaite une bonne année 2016!

J'espère que vous saurez vous émerveillez du bon comme du mauvais qui pourrait croiser votre chemin (lequel vous fait le plus peur d'ailleurs?)