vendredi 19 février 2016

... in progress ...

Bon, aujourd'hui blogger ne veut pas mettre d'image.

Je crois savoir pourquoi...

C'est qu'il m'en veut un peu!

Oui.

Je l'ai trompé avec un autre éditeur de blog.

Et voilà, il l'a mal prit!

En fait, j'ai enfin repris la construction de mon site web en main... alors cette semaine il n'était pas beaucoup question de peinture pour moi, mais de formation wordpress!

Eh oui. Pour être plus juste, je devrais dire que j'ai recommencé mon site de 0.

Pour la 2e fois...

Si vous n'avez pas vu les 2 autres (et heureusement d'ailleurs lol) c'est que le 1er n'était pas suffisamment joli, et que le 2e était tellement complexe, qu'il aurait encore fallut des mois et des mois avant de pouvoir en profiter.

C'est encore une jolie sagesse de la vie : jusqu'où aller dans la perfection? Parce que, déjà elle ne peut pas être atteinte, mais il s'agit surtout de savoir commencer là où nous en sommes.
Et là où j'en suis c'est : je ne sais absolument pas créer un site internet. 

Le seul langage que je connaisse en informatique, c'est le C (parque c'était un module obligatoire à suivre à la fac.) Ouai... ça va me servir à rien de rien! Alors, il y a des développeurs qui ont pensé à nous et ont inventé wordpress. Mais là aussi, il faut avoir un minimum de compétences (ou faire comme moi : souler une personne qui a ces compétences.)

Depuis lundi, j'ai donc appris : à acheter un nom de domaine par une entreprise respectueuse des données personnelles (adieu one&one, bonjour Gandi!), héberger mon site, installer wordpress sur le serveur et me servir de ... wordpress (toute habituée que je suis à blogger.)

Pour tout ça, il y a des guides très bien fait sur le net.

Bon, j'y retourne, j'ai encore du boulot!


mardi 16 février 2016

St Valentin

Joyeuse St Valentin à tous!

Oui, je sais, je suis en retard.

Là où j'étais, je ne pouvais pas venir tapoter sur le wifi, ni même sur le téléphone.

(Et non, je n'écris pas des posts en avance qui sortiront comme par magie alors que je suis dans la toundra.)

Non... je n'étais pas vraiment dans la toundra...

Mais, sur le principe, ça y ressemblait.

Ca y ressemblait même vachement!


Eh oui... quand on peint sur la femme sauvage, qu'on ouvre une boutique qui porte le doux nom de SheArtWild et qu'on aime courir nue dans les bois (nan, celle là c'est pour rire, jamais sans ma petite culotte voyons!) ... que peut-on lui offrir à la St Valentin?

Mon mari a vu juste en nous offrant un week-end sans eau courante, sans électricité et presque sans chauffage (mais ça, c'était un peu inattendu!)

Direction : LA YOURTE!

Sauf, que, oui... la St Valentin, ça tombe... en hiver.

Donc, pour être plus juste, je devrais dire, direction : LA YOURTE SOUS LA NEIGE!

Et c'est toute la différence!

Parce que la yourte, c'est vraiment l'esprit camping, donc en été c'est sympa comme tout, ambiance joviale des soirées chaudes entre amis. Mais avec 30 cm de neige, une température qui donne tout ce qu'elle peut pour passer au-dessus de 0°c (j'lai engueulé la température pour qu'elle le fasse, j'lai engeulé!) et une eau de source à réchauffer avant de boire (au risque de geler de l'intérieur), et bien, je t'assure que tu fais moins la fière! Tu empiles les couches comme un oignon, et tu restes, béate devant le poêle!
Mon futur meilleur ami!

Le poêle, ce brave petit chou qui a dû lui aussi donner tout ce qu'il pouvait (j'lai engueulé le poêle pour qu'il le fasse, j'lai engueulé!) Comment pouvait-il à la fois nous chauffer nous et sécher nos vêtements, trempés dès notre arrivée et qui ont mis 24 H pour retrouver leur composition idéale (c'est à dire, secs.)

Ne cherche pas mes p'tites culottes Nico, elles n'y sont pas!

Après, rien ne vaut le romantisme du soir (vu qu'il fait nuit à 18h ces temps-ci) quand tu allumes toutes les bougies (quoi tu peux faire ça chez toi aussi?) et que tu n'entends rien. RIEN. Le silence. Enfin... le vent. Parce que le vent a trouvé sympa de nous rendre visite pendant notre première nuit (et je jure, je jure, que j'ai vu la yourte bougée pendant la nuit!!!!!)

Nan, mais là je rigole! J'ai vraiment adoré!

J'ai adoré la situation de la yourte à 1000m d'altitude, proche de la forêt et de chemins de ballade.

J'ai adoré les engagements du propriétaires : compost (forcément) mais aussi toilettes sèches et bassin de phyto-épuration (que j'aurais peu vu finalement, car couvert de neige.) Que des trucs qui me parlent, je voulais tester la faisabilité de ce tout, réuni : du démontable, du respectueux...

J'ai adoré vivre au rythme du soleil et de ralentir à la nuit tombée (en jouant en famille à plein de jeux de société.) Eclairés aux bougies. Avec cette envie de dormir tôt (car pas de distraction lumineuse!)

Au début j'ai rigolé en voyant le stock des bougies! Ensuite... j'ai compris!
J'ai adoré dormir, tous ensemble sur les tatamis. Les uns contre les autres.

J'ai adoré entendre les rire des enfants qui construisent leur igloo. La toile est fine et on entend tout ce qui se passe dehors, dont les hululements de chouette le soir ;)

J'ai adoré me lever à la pointe du jour et mettre mes habits de ski pour aller faire mes besoins matinaux dans les toilettes sèches situées à 30 m de la yourte. Que tout, TOUT, à ce moment là soit silencieux dans la forêt. Et de retourner me coucher dans mon sac de couchage après avoir glissé une bûche dans le poêle.
Sommaire et efficace!

J'ai adoré faire la cuisine et la vaisselle à l'eau de source (la VAISSELLE quoi! Chez toi, tu déteste remplir le lave vaisselle, mais là, nan, tu trouve le truc magique et merveilleux.)

Je ressens toujours un truc en voyant ce genre de fontaine... il y a peu, j'ai appris que mon arrière-grand-père en fabriquait des identiques :)

J'ai  adoré les petits déjeuner de la ferme (pas besoin de frigo pour garder le tout!)

Miam... (même si j'ai dû dire au revoir à mon végétalisme de carême)

Je l'ai adoré ce week-end, parce que la yourte, m'a nourri (rigole pas hein) il y règne une sorte de douceur, de chaleur... et puis j'ai rêvassé sur les motifs symétriques de sa structure pendant des heures!

La photo ne transmet pas la magnificence de la structure...

"Tu as voulu du sauvage? Te voilà servis!" Et tu sais quoi? J'en redemande volontiers!


Je suis curieuse... toi, tu a déjà été tenté par l'aventure yourte? Déjà fait peut-être?
Et tu irai en plein hiver???


jeudi 11 février 2016

Anahata

Quand la femme sauvage en nous se réveille, nous dansons dehors au rythme des battements du coeur de la Terre.
Détails de Anahata, toile acrylique par Fanny Wild

Nous devenons arbre.

Notre sang... sève bouillante.

Détails de Anahata, toile acrylique par Fanny Wild
Nous devenons sages et comprenons les enseignements du serpent qui nous dit de laisser la honte d'être ce que nous sommes derrière nous, telle une mue.

Détails de Anahata, toile acrylique par Fanny Wild

A ce stade, aucun retour en arrière n'est envisageable. Nos yeux sont ouverts pour de bons et l'ordinaire apparaît enfin comme il est. Merveilleux et tout sauf ordinaire. Car, VOIR avec les yeux de la femme sauvage, c'est ouvrir son coeur.

Et l'on peut enfin RE-SENTIR.

Ressentir :

Ce battement entre les feuillages.
Détails de Anahata, toile acrylique par Fanny Wild

Ce battement dans un cours d'eau.
Détails de Anahata, toile acrylique par Fanny Wild

Ce battement d'aile d'une buse dans le vent.

Détails de Anahata, toile acrylique par Fanny Wild

Cette course pieds nus dans la Terre nous éveille.

Couverte de boue.

Heureuse.

Anahata*, toile acrylique par Fanny Wild

*Anahata est le nom sanskrit du chakra du coeur.

mardi 9 février 2016

La boue et le marchand de chaussures de chez André

Désormais, là où nous vivons, nous vivons avec la boue. Il y a des raisons très logiques à cela : nous vivons dans un environnement humide, proche d'étangs, de forêts marécageuses, dans un ancien moulin. Chaque jour, le petit chemin de terre devant la maison voit défiler tracteurs et voitures de bûcherons.

Pour te dire, j'ai même dû me résoudre à avoir ma paire de chaussures propres dans ma voiture!

Les poneys s'en donnent à coeur joie. Dès que le pansage est terminé, c'est retour à la case départ avec de belle roulades dans la boue. Parfois, il suffit d'une minuscule caresse pour en avoir sous les ongles... et oui, j'aime beaucoup les grattouiller.

Alors, oui, j'ai souvent les ongles pleins de boue (quand ce n'est pas plein de peinture.)


J'avais envie, cher Monsieur du magasin de chaussure de te dire ce que je n'ai pu te dire immédiatement (mélange de timidité et de honte sans doute.) Tu m'as regardé avec dégoût et j'ai vu le film se dérouler dans ta tête. J'ai vu ton pied partir en arrière avant même que tu décides de te détourner de moi. Te détourner de la saleté qu'on ta appris à juger comme non hygiénique. J'aurais pu te refiler le choléra, qui sait?

En fait, j'aurai pu te refiler pire que ça : le sentiment d'être en vie.

Car cette boue signifie tellement pour moi. Laisse-moi te l'expliquer.

Sais-tu que la terre, et la boue furent sacré pendant des milliers d'années? La terre, source de vie, celle qui t'alimente, jour après jour? La boue, en fait, a été tellement vénérée, que la Bible en a tiré la légende de création de l'Homme, de l'humanité, de toi, donc. Oui... Dieu, aurait glissé ses mains dans la glaise et aurait ainsi sculpté Adam. Nul doute qu'il s'est retrouvé avec de la boue sous les ongles!

Quand je regarde mes mains, que je vois ces ongles, je vois tout ce que j'ai fait de ma journée. Je vois ma chance. Je vois l'encolure que j'ai touché. Je vois le bois que j'ai cherché avant de le rentrer dans le salon. Je vois le bleu de prusse que j'ai appliqué en dansant sur Florence + the machine. Je vois le pantalon de mon enfant, couvert de boue et tellement mouillé que j'ai dû lui enlever (et il ne m'a même pas aidé, il gigotait de bonheur et criait pour y retourner.) Bref, je vois un rêve devenu réalité.


Mais toi, tu n'as pas eu la chance de voir tout ça.

Et ce n'est pas vraiment grave.

Mais tu m'as fait de la peine, tu sais. Parce que je me suis dit, que la femme sauvage n'a pas encore un environnement idéal pour faire son grand retour.

Elle est forte vois-tu, elle le fera tout de même.

Elle lancera son soutien gorge au vent.

En plantera ses talons dans une vieille souche et les laissera là.

Elle se mettra alors à courir, se rendant compte qu'elle n'avait jamais vraiment senti le battement du sol sous ses pieds nus.

Elle prendra à droite, suivant un hululement qu'elle seule aura pu entendre.

Elle tombera et se relèvera toujours.

Et les doigts maculés de boue, elle tentera de démêler ses cheveux. Elle laissera tombé, parce qu'elle s'en fou maintenant.

Et toi, tu comprend trop tard que la boue ça peut même être super sexy... tu n'aura plus de job, tu ne vendra plus de chaussures à ces femmes libres et pied nus dans la boue.

(Moi?! Oh, moi ça va! J'ai craqué chez Minelli à la place...)

vendredi 5 février 2016

Et pendant ce temps là...

... j'ose tenter des trucs un peu fou sur ma GIGA toile (oh oui, ami triangle, bienvenue!)


J'avais simplement envie de partager ce petit moment où je me demande ce que je vais pouvoir faire... et puis je vois une grosse bouteille de rouge! Tient c'est vrai que j'en utilise pas souvent... go go go!!!! Finalement, j'en ai mis partout lol!

Encore beaucoup, beaucoup de travail reste à faire ici. Après tout, je ne suis qu'à la 7e couche (véridique!!!!!)


jeudi 4 février 2016

La toile qui traînait

Oui, oui, j'en ai déjà parlé!

Détail de dualité, acrylique par Fanny

Détail de dualité, acrylique par Fanny
Il y a une toile qui me poursuit depuis... euh... 1 an et quelques (oui, presque 2 ans en fait, mais ça me paraît tellement incroyable que je ne pouvais pas me résigner à l'écrire!)

LA toile qui m'a fait suée!

LA toile qui ne voulait pas se finir!

LA toile, que je ne pouvais plus voir en... peinture (lol)

Cette toile là, celle là précisément

 est 

ENFIN 

terminée! 

Tatatatataaaaaaaaaaaaa (oui, j'ai écrit ça en dansant de joie!) 



Dualité, acrylique par Fanny

mardi 2 février 2016

Avoir le courage de peindre

J'avais très envie d'écrire un post, parce que j'ai eu à nouveau envie (et surtout le courage) de m'attaquer à de grandes toiles.

Et j'ai besoin de parler de ça : le courage.


Parce que peindre peut paraître tellement facile quand on regarde les maîtres faire.

Ca peut paraître tellement facile quand on voit le nombre de toiles que peuvent réaliser les artistes les plus prolifiques.

Alors je voudrai rétablie une vérité : peindre est difficile.

Même avec 20 ans de carrière derrière toi, peindre sera toujours difficile.

Pourquoi est-ce si dur? Parce que peindre te pose avec toi même et toutes les émotions, les sentiments que tu as envers toi. Et ils ne sont pas toujours joli-jolis. Si tu es un brin comme moi, c'est même plutôt l'inverse!

Cela demande du cran, de se mettre ainsi à nu (plus que de mettre son propre corps à nu parce que là, c'est ton intérieur qui vole en éclat).

Alors, voilà. Si on ne te l'avais jamais dit, je le fais ici : peindre est difficile. Peindre le sera toujours.
De ta première toile à la dernière.

Tu passera devant des instants de liesse, des instants où tu te sentira une moins que rien, des instants où tu embrassera ton processus, où tu sourira devant une nouvelle couleur, où tu pleurera d'avoir recouvert une zone que tu adorais, où tu te haïra de ne pas réussir à faire aussi bien que ta dernière toile.

Tu aura aussi des instants d'intense clarté. Et puis, d'un coup d'un seul, tu finira par être fière de toi.

Ce ne sera qu'un instant aussi. Parce que tu pensera déjà à la toile suivante. Celle qui te fais tellement suée. Celle dont tu rêve la nuit. Celle qui t'obsède et qui te fais peur.

En peignant, tu te sentira en détresse comme jamais auparavant. Fragile, vulnérable à un point que tu n'aura jamais expérimenté.

Et ça te fera peur. Oh oui, ça te fera peur de te retrouver ainsi envers toi même. Face à tes zones d'ombres. Face à tes blessures les plus intimes.

C'EST LA QUE TOUT VA SE JOUER (et t'as vu, je le mets en majuscule pour que tu sentes bien le côté dramatique de la chose!)

Oui, c'est là que tout se joue. Parce que peindre est tellement difficile, que tu aura envie d'arrêter. 

Tu aura envie d'arrêter à chaque toile.

Tu aura envie d'arrêter 10 000 fois.

Mais si tu sais que peindre est difficile, que vouloir tout arrêter est normal, alors peut-être que tu continuera. 

Tu saura reconnaître ces moments durs où tu aura envie de tourner le dos à tes toiles. Peut-être que tu te dira que ce n'est pas grave, que ce n'est qu'un passage, et que tu embrassera cet instant, comme les autres. Alors tu te mettra en pause (non, tu ne t'arrêtera pas, car le sens du verbe s'arrêter comprend un côté définitif). Tu te mettra en pause, 1h, 1 journée ou 1 an. Mais tu reprendra.


Cela te demandera du courage.

Parce que tu sais maintenant que peindre est difficile.



samedi 30 janvier 2016

3 nouvelles grandes toiles (3)

Et voilà déjà le 3e levé de rideau! On retrouve un grand format, une femme dans une posture identique à la 2e toile (en prière cependant) et toujours les zozios!


Acrylique original par Fanny Fannoche


Je me suis lâchée dans les couleurs! Ca vibre, ça vibre!
Des zoom pour le plaisir :




Je ne sais pas non plus quoi dire d'autre à son sujet. Elle parle vraiment d'elle même!

J'ai encore une petite hésitation au sujet du vert dans le coin supérieur gauche (qui ressort plus à la photo qu'en réalité). C'est une zone vraiment riche (la sous couche apparait) et je l'aime mais je dois aussi voir les choses dans leur globalité et faire des sacrifices pour m'assurer que la toile entière fonctionne et soit équilibrée. Je vous tiendrai au courant (car comme pour la première toile, ce n'est que par la rédaction de ce post que cela m'a sauté au yeux.) Le blog au service de mes toiles?

Sinon, j'ai eu le courage de réaliser des nouvelles marques, de faire quelques recherches pour ne pas rester figée dans ce que je sais faire et dans ce que je sais qui fonctionne.

Je pense d'ailleurs que nous allons reparlé de cette notion de courage dans la peinture, très prochainement (et un post entier dédié :) )

vendredi 29 janvier 2016

Ma blessure

Connaissez-vous la théorie développée par Lise Bourbeau?

Son livre s'appelle les 5 blessures de l'âme et pour éviter de reprendre exactement ses mots (que vous pouvez d'ailleurs retrouver un peu partout sur la toile) sachez que ces blessures subies pendant l'enfance sont celles qui sont à la source de vos difficultés d'aujourd'hui (d'adulte).

Il suffit de repenser à ces problèmes qui reviennent toujours et encore (toujours les mêmes.) Ou toujours ces mêmes évènements qui nous font voir rouge ou qui supprime toute l'estime de nous-même.

Il y a 1 blessure qui prédomine sur les autres (parfois 2) et je suis certaine que vous vous demandez maintenant laquelle est la votre... pas facile de trouver (mais regardez ici ou !)

J'ai mis 1 an à mettre le doigt sur la mienne. Hier soir a été le déclic et c'est pour ça que j'ai eu envie d'écrire. Je suis longtemps restée coincé sur la blessure de rejet. Pour moi c'était si logique. Le reste ne semblait pas coller... je passais sur l'autre blessure en la survolant de très haut et en me disant "ah non, ça c'est sûr, c'est pas moi!" Je me suis dit ça pendant 1 an (voir un peu plus.) C'était l'évidence même, mais je n'étais pas prête à voir.

Bref, j'ai la blessure d'injustice. Chaque phrase descriptive est entièrement moi au point que j'ai dû relire le tout 10X.

Ce qui m'intéresse le plus désormais c'est de guérir et là, les pistes sont bien moins évidentes. A chacun de faire à sa sauce.

Alors pourquoi ne pas écrire pour guérir?


Lettre à vous mes amis, ma famille

Je suis rigide. Je suis froide. Et je demande pardon à tout ceux qui ont pu être touché par cette apparente distance. Ce n'était pas contre vous les amis, la famille. Je n'ai trouvé que ça pour me protéger. Parce que oui... les sentiments que je pouvais avoir envers vous ont pu tellement me faire peur que je me suis transformée en intouchable (littéralement!)
J'ai du mal à me mettre en face de mes émotions, à parler d'eux, surtout quand ils sont gros et grands. Ca me dépasse alors je les cache sous ce masque dur. Pareil pour mes problèmes. Je répond toujours que tout va bien, même quand tout va mal. Je souris quand tout est secoué, saccagé à l'intérieur. 

Je cherche à mériter votre intérêt et si je ne pense pas être à la hauteur, je m'efface du paysage. C'est con. Parce que je vous aime trop.

Je ne supporte pas les cadeaux. J'adore en faire, trouver LE cadeau idéal. Mais moi, je me sens mal d'en recevoir parce que je pense ne pas le mériter. Je pense ne pas mériter des amis tels que vous. 

Je ne sais pas ce qu'est être. Je dois faire. 
Faire. 
Faire. 
Et à la perfection. 
Sinon, je perds tout ou je m'efface pour tout perdre, pour te perdre famille.

Je ne sais pas comment guérir. J'imagine que reconnaître tout ça est le premier pas. Je reconnais donc, progressivement les choses et je dois gérer aussi d'être passée à côté d'évènements extraordinaires parce qu'il me semblait plus judicieux de tout cacher.

Je démarre un long processus d'oser exprimer. D'oser toucher et être touchée. Oser réchauffer cette apparente froideur. De me relâcher en face de vous. Et de vous dire combien je vous aime... (mais euh, laissez moi encore un peu de temps pour cette partie hein!)

Si je devais recommencer ma vie, je te parlerai au moment qu'il fallait. Je te dirai tout. 

Et j'ai encore tellement à dire, et tellement peur de le dire...



3 nouvelles grandes toiles (2)

Je reviens pour continuer la présentation des dernières toiles réalisées. Et on passe à du plus grand! Du bien plus grand :)

Voici donc la 2nde toile en intégralité (avec des petits zozios en papier suspendus au plafond) :

Acrylique original par Fanny Fannoche

Et quelques détails.




J'aime beaucoup cette toile et j'ai eu énormément de plaisir à la réalisé, couches après couches. Elle possède une grande richesse et beaucoup d'intérêt visuel!!!!! Je ne m'en lasse pas!

Je l'ai affiché quelques semaines avant de pouvoir réellement la finaliser (il ne manquait presque rien : 1 coulure par ci et par là, le remplacement d'une couleur par une autre et le tour était joué!)

Je ne sais pas quoi ajouter d'autre... elle reste très mystérieuse. Très femme sauvage, c'est sûre!!!

jeudi 28 janvier 2016

3 nouvelles grandes toiles (1)

Je partage avec vous la réalisation de mes 3 grandes dernières toiles. Je voulais à la base vous les dévoiler dans un même post, mais, j'avais l'impression de ne pas assez célébrer chacune d'entre elles. Alors à chacune son post aujourd'hui, demain et samedi!

Pour commencer, celle que j'aime finalement le moins...

Acrylique original par Fanny Fannoche

J'ai dû la reprendre à plusieurs reprises! Elle a totalement changé de tête en 2 ans... d'abord un transfert d'une famille éléphant, puis d'une rose 6 mois plus tard, pour finir par la recouvrir entièrement.  Cette vieille toile traînait dans mon atelier depuis trop longtemps. Je n'avais pas envie de travailler sur ses petites dimensions (elle est située entre les grandes toiles et les A4 que j'aime réaliser comme Art Journal) et puis elle était toute grise...

Mais bon, j'étais en manque de matière première (de toile) et il était temps de recycler ce que j'avais déjà sous la main. J'ai donc ressort les vieilles (celles de mes débuts que je n'aime pas du tout mais qui m'ont permis de progresser...) dont celle-ci. Et je me suis lancée!

Elle a été difficile à faire fonctionner! J'ai tenté quelque chose d'un peu fou au marqueur... et j'ai dû ENCORE la reprendre! La voici enfin terminée :)

Et à écrire tout cela, il me semble ne pas vraiment l'avoir finie.

J'ai l'impression que j'en avais tellement marre d'elle, que je l'ai sorti quand elle a commencé à ressembler à quelque chose! Alors que j'étais en train d'ajouter cette photo sur ce post (justement sur un fauteuil à côté de cette toile), j'ai eu une soudaine envie de recouvrir cette couleur pêche! Bref, je ne sais pas encore si elle bénéficiera de quelques modifications ou non, on verra. En attendant, elle a trouvé sa place dans le salon.

Et en parlant de place, je ne sais pas dans quelle catégorie la ranger... il y a la collection des totems qui regroupent les animaux messagers, pourtant je n'en ai plus fait depuis longtemps! Je suis en plein dans le thème femme sauvage! Je me suis donc dit que cela pouvait être normal de faire un petit retour en arrière (comme pour se rassurer, faire des choses que l'on connait pour pouvoir aller de l'avant...) Et puis, SYNCHRONICITE! Je suis tombée sur un passage du livre de Clara Pinkola Estes qui parle justement de la symbolique du cerf (oui oui, synchronicité j'vous dit!)

Pour faire court, le cerf, animal pourtant mâle, serait un symbole de féminité dans les anciennes croyances. Il symbolise plus précisément la forêt et la fécondité, la survivance (ce sont les rares animaux à pouvoir survivre à des hivers très rigoureux sans hiberner) et ils étaient célébrer dans les cercles de femmes pour accéder à ses pouvoirs tels que voir plus loin, agir avec grâce... et surtout pour libérer la féminité sauvage en elles. Marrant non?

J'ai l'impression de retomber sur mes pattes : le cerf, symbole de la femme sauvage prendra donc sa place dans la collection actuelle :)

dimanche 24 janvier 2016

Mes 5 oeuvres préférées de : Joséphine Wall

J'ai récemment découvert le travail de Joséphine Wall.

Ses créations sont très intenses, très colorées.

Mais ce qui m'a arrêté, c'est FORCEMENT la présence de la femme sauvage :


Très inspirant, non?

Parfois, je ne trouve pas les mots qui décrivent ce qu'il se passe quand je vois des oeuvres aussi incroyables, aussi parlantes. Il y a tellement de détails, qu'on se croirait devant des peintures italiennes de la renaissance... mariées avec celles de Dali!

J'aime beaucoup ce lien avec la Terre, la nature et les esprits. Dur de se limiter à 5 oeuvres! Je crois que je suis un p'tit peu amoureuse :)






mercredi 20 janvier 2016

Le coût des rêves

L'oiseau, carte en mixed media par Fanny

Nous avons tous des rêves.

Nous avons tous une vie bien remplie qui ne peut accueillir ces rêves (enfin, apparement).

Tous, sauf, cette personne de notre entourage qui semble radieux, épanouie et qui a un métier qui nous semble un peu fou.

Cela nous trouble.

Tour à tour, on se sent attiré par cette personne, puis envieuse, puis admiratif, puis triste.

Pourquoi passons-nous par tous ces stades?

Ces émotions sont un déclic. C'est une part de nous qui tente de nous parler. De nous dire, de nous faire comprendre. Cette part de nous est bien embêtée... elle n'a pas beaucoup d'outils pour se faire comprendre.

Un autre exemple d'outils dont dispose cette part de nous pour communiquer, c'est cette petite voix dans notre tête.

Le soucis, c'est qu'elle n'est pas seule.

Il y a la grande voix. Elle est forte et grave et prend beaucoup de place.

Mais pas toute la place.

La petite voix, toute aiguë et tranquille, à peine reconnaissable, parfois noyée dans tous les propos de la grosse voix nous apparait si dangereuse.

J'ai commencer à écouter cette petite voix dans ma tête.

Il m'a semblé m'être réveillé.

J'ai alors promis à cette petite voix, de ne plus la laisser tomber. De la reconnaître. De lui faire de la place.

Mais ce n'est pas si facile.

Il n'y a pas un avant et un après. Ce n'est pas une illumination soudaine, le Nirvana.

Il y a plutôt un avant et une longue liste de plantage, de combats, de retour en arrière.

Il y a l'envie, parfois d'abandonner ses rêves, repartir comme avant, parce que c'est plus simple. Oui, il y a des jours, où seule la grosse voix se fait entendre et me dit d'arrêter de courir après un rêve et de chercher plutôt la sécurité.

Il a ces jours, où la petite voix va tout de même me donner de bons conseils. Et moi qui vais faire ce que je veux, sans l'écouter. Dans mon cas, cela se solde TOUJOURS pas une catastrophe : accidents de voiture ou simple panne (ou retard), une pause dans ma vie, une maison qui n'arrive pas, une fugue de poney (en pleine nuit à -3°C.) Ces gros problèmes soudain me font comprendre que cette petite voix avait (encore) raison.

Alors, on fait quoi? Vais-je ne faire qu'écouter cette voix et balancer le reste? Seuls les plus téméraires pourront crier oui.

Moi, je m'arrête et ose regarder le coût des rêves.

Il me semble que les rêves les plus fous aient été payés comptant : d'ingénieurs ils ont tout plaqué pour élever des chèvres dans une région aride de France (sans eau ni électricité).

Parfois, il me semble que l'on paie à crédit. Par petites doses. Longtemps. Est-ce parce que nous avons trop peur de nous lancer une bonne fois pour toute? D'ailleurs, qu'est-ce que se lancer une bonne fois pour toute pour un artiste?

Bref, quel est véritablement, le coût des rêves que l'on tente? Quel est le coût des rêves que l'on ne réalisera jamais? Quelle est la bonne voie? Parfois, c'est à s'y perdre...

lundi 18 janvier 2016

Encore des bois de cerf

Parfois, c'est inexplicable... le seul truc qui m'inspire est kitch (quoi que, ça revient un peu à la mode les bois de cerf non?) J'ai même envie de passer sur une toile... affaire à suivre!

En tout cas, je m'applique à habiller les chalets de montagne en ce moment :

Bois de cerf, 20 X 30 cm, mixed media par Fanny
Bientôt disponible sur ma boutique Etsy...

vendredi 15 janvier 2016

Peaufiner les petits détails

J'ai pour habitude de mettre au mur mes toiles "presque finies."

Parfois, je ne sais simplement pas quelle touche finale apporter. Parfois, elles me semblent effectivement terminées...

A force de poser mon regard sur elles, je trouve des petits détails qui cloches, des choses subtiles à modifier... et souvent, plus je les regarde, plus ce petit détail prend de l'importance. C'est comme si je ne voyais plus que cette infime partie de la toile, au détriment de tout le reste.

Alors, pour la paix de mon esprit, voici que je ramène mes toiles du salon dans mon atelier, pour un petit ajout de couleur, un minuscule coup de pinceau, un changement d'avis! J'ai hâte de vous faire un avant/après!


mardi 5 janvier 2016

Oh deery! New video.

Non, non... ce n'est pas une faute (genre je me la pète à parler anglais et je t'envoie un deery à la tête à la place d'un deary.) M'enfin! C'te un jeu de mot!

Parce qu'on va parler aujourd'hui de... de... de... cerf, oui (deer in english baby!)

Je ne sais pas si c'est Noël qui m'a laissé une empreinte indélébile (oh non!) mais je veux du bois de cerf partout. Partout!

J'en veux sur mes déco de sapin, sur mon mur (des vrais, mais j'ai beau chercher dans les bois, je n'en trouve pas) et dans mes toiles!

Ce n'est pas la première fois. Et je n'y peux rien, J'AI ENVIE DE BOIS DE CERF. En plus, il traîne sur ma table des pages de cahier que j'utilise pour récupérer les surplus de peinture (pas de gâchis, non, non, non.) Autant en faire quelque chose...

Alors, voilà :

double page!
Mais comment ais-je fait pour passer d'une page recyclage (avec une peinture chrome brillante absolument atroce) à ces jolies bois de cerf?

Hein?

Comment?

Ne cherche plus, la réponse est dans cette vidéo :


samedi 2 janvier 2016

Le lien tribal, première peinture de 2016!

La créativité est parfois complexe... depuis 1 mois je n'ai rien peint.

NADA.

Par contre j'ai été hautement créative dans d'autres domaines.

Et, miracle, hier, enfin, j'ai eu envie de peindre. Je n'avais pas tout de même retrouvé mon mojo pour m'attaquer à une grande toile... j'avais besoin de démarrer petit (je peins toujours petit dans les moments de doutes!) Et j'ai terminé cette peinture qui fait le lien entre les collections des poupées (les femmes sauvages en miniatures) et les abstraits à l'oiseau.

Le lien tribal, 21 X 29 cm sur papier, par Fanny Fannoche

Je l'avais commencé en mars ou en avril... mais je ne lui avais pas trouvé un faciès qui fonctionne. Cette fois, j'ai eu le courage de repartir sur son visage (ce que je ne voulais plus faire tellement il faut réaliser de couches pour qu'à la dernière cela puisse mal finir, grrrrrrrr.) 

j'aime les sourcils touffus!

J'aime beaucoup son essence féminine sauvage, ses colliers d'or et son maquillage doré sur le visage. Elle a également un tatouage tribal, discret qui s'accorde parfaitement avec les plumes du premier plan. Elle est une déesse des profondeurs, ses pieds trempent dans la boue. Elle fait de cette matière première des sculptures. Elle est pleinement elle, véritable et sans demi-mesure. Quel enseignement!

A l'arrière plan de cette femme tribale, l'abstrait que j'aime faire : du gris, des gribouillages...

pour réaliser ça, il faut savoir lâcher prise et ne pas se juger!


 et bien entendu l'oiseau!

pardon, mais j'aime mettre des oiseaux partout...


 Je l'ai laissé de côté si longtemps! Et au final, c'est une de mes préférées (d'ailleurs, n'y a-t-il pas de lien? Manquerais-je de courage pour m'attaquer et finir les oeuvres que je sais que je vais aimer? Aurais-je peur de finir par les saccager?)

C'est donc avec un véritable regain, que je vous souhaite une bonne année 2016!

J'espère que vous saurez vous émerveillez du bon comme du mauvais qui pourrait croiser votre chemin (lequel vous fait le plus peur d'ailleurs?)